Au cours du siècle dernier, l'utilisation mondiale d'eau a augmenté deux fois plus vite que le taux de croissance démographique. La pénurie d'eau touche déjà tous
les continents et plus de 40 pour cent de la population de la planète. D'ici 2025, 1,8 milliard de personnes vivront dans des pays ou des régions victimes de pénuries d'eau absolues, et deux tiers de la population mondiale pourraient être exposés à des conditions de stress hydrique.

Pour appréhender toute l'ampleur du problème, il nous faut commencer par faire le bilan de l'immense impact que l'eau a sur nos vies au quotidien et sur notre capacité de nous créer un meilleur avenir.


Le manque d'accès à l'eau saine en quantité suffisante limite notre capacité de produire
suffisamment de nourriture ou de gagner assez d'argent pour vivre. Il limite notre capacité d'administrer les industries et de fournir de l'énergie. Sans accès à l'eau pour boire et se laver, il est plus difficile d'atténuer la diffusion et l'impact de maladies mortelles comme le VIH/ SIDA. Chaque jour, 3 800 enfants meurent de maladies liées à un manque d'eau potable et d'hygiène.
• Environ 1,2 milliard d'êtres humains, soit près d'un cinquième de la population mondiale, vivent dans des zones de pénurie physique d'eau, situation qui pourrait toucher 500 autres millions de personnes à l'avenir.
• L'agriculture est le premier consommateur d'eau dans le monde; elle représente environ 70 pour cent de tous les prélèvements d'eau douce dans les lacs, fleuves et aquifères.
• Les besoins quotidiens d'eau potable par personne sont de 2-4 l, mais 2 000 à 5 000 l d'eau sont nécessaires pour produire chaque jour la nourriture d'une seule personne.
• Il faut de 1 000 à 3 000 l d'eau pour produire un seul kg de riz et 13 000 à 15 000 l pour produire un kg de boeuf nourri aux céréales.
• Depuis 1950, les superficies irriguées ont doublé et les prélèvements d'eau à des fins agricoles, ménagères et industrielles ont triplé.
• 1,1 milliard de personnes dans le monde n'ont pas accès à une eau saine pour répondre à leurs besoins quotidiens de base et 2,6 milliards ne disposent pas d'un système d'assainissement adéquat.

 

Coping with water scarcity
Global water use has been growing at more than twice the rate of population growth in the last century. Water scarcity already affects every continent and more than 40 percent of the people on our planet. By 2025, 1.8 billion people will be living in countries or regions with absolute water scarcity, and two-thirds of the world's population could be living under water stressed conditions.

In order to really understand how serious the problem is we first must take stock of the immense impact water has on our daily lives and our ability to provide for a better future.

Lack of access to adequate, safe water limits our ability to produce enough food to eat
or earn enough income. It limits our ability to operate industries and provide energy. Without access to water for drinking and proper hygiene it is more difficult to reduce the spread and impact of life-threatening diseases like HIV/AIDS. Every day, 3 800 children die from diseases associated with a lack of safe drinking water and proper sanitation.

 

Around 1.2 billion people, or almost one-fifth of the world's population, live in areas
of physical water scarcity, and 500 million people are approaching this situation.
Agriculture is the number-one user of water worldwide, accounting for about 70 percent
of all freshwater withdrawn from lakes, rivers and aquifers.

 

The daily drinking water requirement per person is 2-4 litres, but it takes 2 000 to 5
000 litres of water to produce one person's daily food.


It takes 1 000-3 000 litres of water to produce just one kilo of rice and 13 000 to 15
000 litres to produce one kilo of grain-fed beef.


Since 1950, the area of the earth under irrigation has doubled and water withdrawal
for agricultural, domestic and industrial purposes has tripled.


1.1 billion people worldwide lack access to adequate clean water and 2.6 billion do not
have proper sanitation.


Source FAO, 22 mars 2007